Les perles sont de petites billes, généralement de couleur blanche, créées par certains mollusques, principalement les huîtres. Quand un objet irritant passe à l'intérieur de la coquille, l'animal réagit en entourant l'objet d'une couche de carbonate de calcium CaCO3 sous la forme d'aragonite ou de calcite. Ce mélange est appelé nacre. Autrefois uniquement obtenues par le hasard, les perles font aujourd'hui l'objet d'une culture (perliculture). Elle a été mise au point par les Japonais du début du XXe siècle aux années 1970. Depuis, le secret de leur technique s'est répandu dans tout les archipels de l'océan Pacifique, et la Polynésie française est le principal producteur La culture des perles produites par la variété margaritifera de Polynésie a fait l'objet d'essais depuis les années 20, mais c'est à partir de 1965, et grâce à l'aide de spécialistes japonais, qu'elle s'est vraiment développée. La perliculture constitue aujourd'hui une activité importante en Polynésie française, pratiquée dans les fermes perlières. Les huîtres de Polynésie, variété pinctada margaritifera, forment des perles dites "perles noires de Tahiti", qui est une AOC, dont les tons nacrés varient du vert à des colories plus sombres ou plus clairs, en passant par des teintes tirant vers le violet. Le Japon en est le principal marché de consommateur. Lors de la greffe, la poche reproductrice de l'huître est incisée pour y déposer un petit morceau du manteau d'une autre huître. Les cellules issus de ce greffon de manteau se développent ensuite et tapissent la poche reproductrice. Ce sont ces cellules qui sécrètent la nacre qui forme habituellement la coquille. En même temps que ce greffon, un petit nucléus sphérique est introduit, généralement un morceau de coquillage, qui sert de noyau aux sécrétions du greffon qui forme plus tard une perle. Certains barèmes de qualités fixent que le nucléus devrait être recouvert d'une couche de nacre d'un minimum de 0,8 mm. Les taux de mortalité après greffes varient en fonction des exploitations et de l'expérience du greffeur, mais des taux de réussite habituels tournent aux alentours de 25 à 30 %. Historiquement, des greffeurs Japonais étaient engagés lors des courtes périodes de greffe. Protégeant le secret de leurs techniques, ils entouraient leur travail de précautions, mais ces techniques furent néanmoins apprises par des Polynésiens. Il existe maintenant de nombreux greffeurs autochtones, et une école de greffe forme aujourd'hui de jeunes Polynésiens. Des greffeurs originaires de Chine, moins cher que leur confrères japonais, sont également régulièrement engagés.
Chaque arrivant en Polynésie française se voit remettre un collier de fleurs de tiare ou tout simplement une fleur de tiare que l'on place derrière l'oreille. Si les femmes portent la fleur de tiare épanouie (de même que la fleur d'hibiscus), les hommes portent seulement la fleur de tiare et uniquement en bouton. De plus, si la fleur de tiare est portée sur l'oreille gauche cela veut dire que la personne ne cherche pas de compagnie. Si celle-ci est portée à droite, cela signifie que la personne est disponible ou à la recherche de compagnie
Le Tiare tahiti, littéralement « fleur de Tahiti » (Nom scientifique, Gardenia taitensis) est une espèce de petit arbuste à fleurs que l'on retrouve dans une grande partie du Pacifique insulaire, jusqu'au Vanuatu. La fleur de tiare est l'emblème national de Tahiti en Polynésie française et des îles Cook. Observée pour la première fois par Johann Georg Adam Forster, le naturaliste de la seconde circumnavigation de James Cook, il décrivit à tort cette fleur comme un gardenia florida. Un premier échantillon fut recueilli et ramené en Europe par Dumont d'Urville en 1824. Avec cette fleur, est fabriqué du monoï, huile pour soins des cheveux et de la peau. Pour obtenir du monoi, on laisse macérer des fleurs de tiare dans l’huile de coprah